Lieu : Montréal, Qc, Canada Date : En librairies québécoises et canadiennes le 28 mars 2006 Par : Jean-François Chicoine et Nathalie Collard Aux Éditions : Québec Amérique Direction de projet : Le monde est ailleurs
Parce qu'il nous faut parfois douter de nos choix de parents, mais aussi de nos choix de société. Parce que même si nous aimons nous épanouir au travail, ce n'est pas de gaieté de coeur que nous laissons nos enfants à la garderie le matin, et ce même s'il existe d'excellentes garderies et que les enfants qui les fréquentent se portent très bien, merci. Mais... Parce qu'il y a des « mais ».
Beaucoup de parents se sentent frustrés face à un programme, celui des garderies, qui ne semble pas pouvoir s'adapter aux besoins des familles qu'il serait supposé aider. Ce n'est pas la seule aberration du genre. Comment justifier que les éducatrices en garderie soient si mal rémunérées alors qu'elles accomplissent le travail le plus important qui soit, celui d'éduquer nos enfants?
Ce livre est né à la suite d'une déclaration-choc lancée à la télévision par un médecin qui s'inquiétait à propos du développement des enfants. Il s'est construit grâce aux connaissances et à l'expérience d'un pédiatre, grâce aux questions d'une journaliste interloquée, grâce aux réactions de plusieurs parents excédés. Ce livre ne dénonce pas, n'accuse personne. Il réfléchit à voix haute, avec les parents, sur la place accordée aux enfants et à la famille dans notre société.
Dr Jean-François Chicoine
Jean-François Chicoine est pédiatre au CHU Sainte-Justine, professeur adjoint de la clinique à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et vice-président de la Société de pédiatrie internationale. S'intéressant de très près à la santé des enfants du monde, il a initié différents projets de santé internationale dans les orphelinats de Chine, de Roumanie et du Vietnam. Auteur de plusieurs publications scientifiques, articles, livres et séries télévisées, il n'a jamais hésité à secouer les milieux universitaires et sociaux avec des sujets comme l'abandon des enfants dans les sociétés occidentales, le trafic de bébés ainsi que la négation des droits des enfants de la planète. En 2002, avec Rémi Baril, il a fondé la société Le Monde est ailleurs, qui se porte à la défense de la santé et des droits des 0-18 ans.
Nathalie Collard
Nathalie Collard est éditorialiste au quotidien La Presse depuis 2005. Auparavant, elle a collaboré à plusieurs magazines dont Elle Québec, Châtelaine, Info Presse, Commerce ainsi qu'à l'hebdomadaire Voir. Elle s'intéresse aux questions de société qui touchent la famille, en particulier la vie des femmes. Elle est l'auteure, avec Pascale Navarro, d'Interdit aux femmes, un essai portant sur la pornographie, le féminisme et la liberté d'expression. Elle est mère de deux fillettes.
Un extrait
On admet généralement qu'il y a des conséquences à la garde non parentale mais, dans la frénésie qui fait actuellement du Québec le village gaulois des meilleurs services de garde en Amérique du Nord, seules les conséquences positives sont mises de l'avant. (...) La garderie n'est pas à honnir, loin de là, mais la garde non parentale a son lot de conséquences négatives que le parent informé est en mesure de soupeser en fonction de l'âge ou de l'individualité de son enfant et du contexte de vie de sa famille.
Le sujet de la garde n'échappe pas à son contexte et doit donc être traité avec circonspection. Loin de moi l'idée de donner aux parents des conseils et des instructions qui pourraient les conduire à des solutions incompatibles avec leur vie de famille. Tout ce que je peux faire, en complémentarité avec une femme et mère et journaliste, est d'éclairer avec eux la question et de les inviter à être assez créatifs pour personnellement la résoudre, avec des moyens adaptés à leurs besoins, à leur style de vie et aux compétences et à la personnalité unique de chacun de leurs petits. (...)
Il ne s'agit pas ici de condamner les bâtisseurs sociaux pour le tort éventuel qu'ils font à nos jeunes enfants ni de bouder leurs garderies, qui « ont du bon » - voire de l'incontournable pour les enfants à risque et ceux qui avancent en années -, mais simplement de mieux connaître ce que sont les gardes non parentales pour les enfants, ce qu'elles ont comme effets, bons ou mauvais, sur eux comme sur leur famille et ce qu'elles nous disent de neuf sur la parentalité contemporaine. Il en va du bonheur éclairé de nos familles. Il n'y a pas d'autres intentions à l'origine de ce livre.
Édition Québec Amérique :
http://www.quebec-amerique.com/00_SSECTION/22.html
Prologue (diffuseur / distributeur) :
http://www.prologue.ca/
Achat: disponible dans toutes les librairies.
En ligne :
Archambault:
http://www.archambault.ca
Pour les commandes en France :
http://www.signesetsens.com/catalog/index.php?cPath=35&sort=2a&filter_id=51
The real child-care issue: who comes first, Kids or parents?
Par Brigitte Pellerin, journaliste
Ottawa Citizen, mardi le 4 avril 2006
What great timing. Here I was, trying once again to wrap my head around the child-care issue, and the front page of Sunday's Citizen proudly announced a feature on the "real debate" on the topic, which happens to be "the one we're not having." Reading it taught me a few nifty things, particularly that assuming the real debate concerns what Canada as a nation wants to do with "its" children is so spectacularly besides the point it's almost funny. The real debate is the one between those who think parents come first and those who think children come first. And we're still not having it, at least not in the newspapers.
Forget the national psyche for a minute. Think about children instead. The "debate" has started again over whether it's best to give families $100 a month per child under six or a subsidized, regulated day-care spot, and I want to rip my hair out in frustration. Who cares what politicians decide? It's not about them, and it's not about the money. Mind you, the other fun tidbit in the Citizen feature was the Vanier Institute of the Family's estimate that "if one parent in every two-income family were to stay home, the cost to federal and provincial tax revenues would be in the range of $35 billion a year."
What a great way to starve those silly governments of their beloved cash. I love it, even though it's not really why I'd be staying home to look after my offspring.
No, the real issue isn't the lifestyle to which parents (or governments) have grown accustomed. It's kids and what they need to grow into healthy, reasonably well-adjusted young persons instead of screaming, hopelessly medicated tubs of lard with attention-deficit disorder.
In normal circumstances, what children need, especially in the first few years of their life, is their mother's love and meticulous care. Their dad's, too, of course. But especially their mom's (if you're unhappy with the fact that it's women who do most of the child-rearing in this world, take it up with the big guy upstairs and kindly leave me out of it).
It doesn't hurt to have the same level of personalized, full-time loving care continue on until school begins. But once the kid is two or three years old he or she should be sufficiently grown, emotionally speaking, to survive day care without too many problems if Mommy must get back to work. Whereas parking newborns -- sometimes as young as four months old -- at the day-care centre for up to 40 hours a week is one of the worst things a parent can do.
At any rate that's the thesis passionately argued by two Quebec authors, Jean-Francois Chicoine and Nathalie Collard, in a brand new book, Le Bebe et l'eau du bain: Comment la garderie change la vie de vos enfants (The Baby with the Bathwater: How Day Care Changes the Life of your Children). Dr. Chicoine, a Sainte-Justine Hospital pediatrician, is a media-savvy, outspoken advocate for children. Ms. Collard, who describes herself as a feminist, is an editorial writer with La Presse and a mother of two.
Part-way through the 500-odd-page book I'd already learned that a great deal more development goes on in very early childhood than I had thought possible. Which made it heart-wrenching to read about the stress of infants being constantly rushed about, and cared for by as many as six or seven different adults, and its effect on their emotional balance later in life.
I don't understand why people have children if it's only to put them away at the first available opportunity. They're cheating themselves and their children by doing so.
Well, say women offended by the book's thesis, it's necessary to do it because our family needs the money, or because women have to get back to work quickly or lose their place in the rat race and "disappear" from the professional scene, or because -- and this one I really don't understand -- some women say they need adult companionship so much they would go crazy "stuck" at home with the flesh of their flesh for more than a few weeks.
In all these cases, even where there is some plausibility, it all has to do with the parents' needs or convenience. The kids? Aw, they'll be all right. I sure hope so.
But isn't it a tad unfair to them to relegate their emotional well-being to an after-thought? Aren't they supposed to be the most important people in this business?
Forget politicians and their silly schemes. Forget what Canada wants. And please, please, think about the kids first. The real debate should be about them, not us.
Brigitte Pellerin's column appears Tuesday and Thursday
Feuilleté: le livre Le Bébé et l'eau du bain (Extrait)
Par Josée Blanchette, journaliste
Le devoir, vendredi 31 mars 2006
(...) Le livre a le mérite de nous montrer deux ou trois aspects nauséabonds d'un système qui a été mis en place pour faciliter la vie des parents, des entreprises, de l'économie. Quant à la répercussion de nos méthodes sur le développement de l'enfant, les avis sont partagés et la science de l'enfance en pleine évolution.
La méthode Chicoine a le mérite d'ouvrir le débat et il a eu l'intelligence de s'associer à une féministe-maman pour faire passer son message. Un bouquin bien documenté, aux propos variés, qui nous sort de la pensée unique. Chicoine y propose notamment un ajout de six mois de congé parental pour les papas.
L'instinc féminin et la maternité (Extrait)
Par Mitsou
Clavardage Clin d'oeil, avril 2006
Récemment, il y a eu un livre-choc qui est sorti (...), "Le bébé et l'eau du bain" du Dr Chicoine et de Nathalie Collard. Même s'il est difficile à lire pour les femmes qui veulent tout faire en même temps, je considère que chaque mère devrait en prendre connaissance et faire ses propres choix par la suite. J'ai le nez plongé dedans en ce moment et je me dis qu'il y a peut-être des choses que j'aurais fait différemment si j'avais connu les propos du Dr Chicoine. Peut-être pas de m'être cloîtrée pendant deux ans à la maison avec mon enfant mais j'aurais peut-être dosé un peu mieux.
En ce moment, comme disent les Américains: "I'm multitasking", ça veut dire que je fais toujours deux choses à la fois. Je travaille très tôt, je pars de la maison à 5h30 pour aller travailler à la radio, mon chum prend soin de mon enfant jusqu'à l'arrivée de la gardienne à 7h00 le matin. En général j'essaie d'arriver à la maison à 16h00 l'après-midi, faire de l'exercice jusqu'à 17h00, et par la suite, c'est l'histoire d'amour entre ma fille et moi qui commence. Je la nourris, nous jouons ensemble, je la couche. Et la fin de semaine je n'accepte que très rarement les invitations. C'est le mieux que je peux faire pour l'instant, je travaille intensément, mais j'ai plus de semaines de congé (l'été au complet) que la majorité des gens.
Blise (Extrait)
Par Lise Ravary, journaliste
Blogue Chatelaine, jeudi 6 avril 2006
Je suis en train de lire Le bébé et l'eau du bain, le livre du Dr Jean-François Chicoine et de Nathalie Collard de La Presse. Mon Dieu qu'on aime mal nos enfants. La garderie pour les poupons n'est qu'un aspect dont il faut parler sans perdre la tête. Il y a des mères et des pères pour qui ce n'est ni possible ni souhaitable d'être à la maison pendant deux ans. (…) Même si aujourd'hui j'exprime des regrets d'être retournée travailler quand mes bébé avaient trois mois, (elles étaient à la maison avec leur père), c'est ce que j'ai fait et que j'aurais fait même si papa n'avait pas été là à temps plein. Je pense que je serais devenue folle à la maison avec deux bébés pendant 4 ans. Folle à lier. Aurais-je dû me priver de progéniture alors ? Je ne peux imaginer que c'est cela qu'on souhaite en lançant le débat sur la garderie. Les 'bonnes' mamans qui acceptent de rester à la maison pendant deux ans sont-elles les seules qui ont assez de coeur pour enfanter ? Je vais continuer à lire pour mieux comprendre où ce livre, essentiel je crois, veux nous mener. Essentiel, dis-je, si ce n'est que pour faire prendre conscience aux parents de l'importance de tous les gestes qu'ils posent dans la vie de leurs enfants.
En primeur
Par Linda Newman
Couleur FM 97,1
Une belle réflexion sociologique et pédiatrique sur la place de l'enfant dans notre société. Un livre qui ne laisse personne indifférent et qui bouscule encore une fois le role de la mère face aux jeunes enfants et à la conciliation travail-famille.
Il faut faire une place aux enfants
Par Louise Deschatelets, animatrice
Citation Derniére heure, 22 avril 2006/Louise à votre servive, Canal Vox, 11 avril 2006
J'ai trouvé ce livre extremement interessant. Il nous améne à penser que la société n'a pas de volonté réelle d'aider les parents à concilier la famille et le travail. Il faut donner la priorité aux enfants, comme autrefois. Il faut leur faire une place. Ils sont trop mal vus.
Avez-vous fait un bébé, au moins? (Extrait)
Par Yves Boisvert, journaliste
La presse, vendredi 12 mai 2006
Le livre (...) est beaucoup plus nuancé que ce qu'on en dit. Il regorge d'une documentation solide et est tout le contraire d'un coup de gueule.
|
|