Accueil / Adoption / Examiner les risques / Risques reliés à la grossesse et à la périnatalité
 
ADOPTER UN ENFANT DE PETIT POIDS  
Auteur: Jean-François Chicoine, pédiatre, Québec, Canada
Source : Extrait de:"L’enfant adopté dans le monde en quinze chapitres et demi"
Éditeur : Les Éditions de l’Hôpital Ste-Justine
Date/pages : 2003

Plusieurs des problèmes attribués à l’abandon et à la carence en soins et en affection sont en fait tributaires d’une seule et même réalité :  le poids à la naissance.  Si l’enfant est frêle, s’il présente un jour un déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, s’il souffre à l’école de dyslexie, ce sera avant tout à cause de son trop petit poids à la naissance.  Cette réalité, pourtant incontournable, est insuffisamment connue des adoptants, voire même des soignants.

 

Quand vient le temps d’évaluer une proposition pré-adoption, il faut donc savoir que l’enfant prématuré né à moins de 2 500 g aura son petit lot de problèmes, que le danger qu’il présente un trouble d’apprentissage, par exemple, augmentera s’il est né à moins de 1 500 g et, qui plus est, à moins de 1 000 g.  Et ce, quels que soient les bons soins de sa nourrice !  Il faut aussi se rendre compte que si le petit poids s’explique par un retard de croissance intra-utérin, en fait une malnutrition du bébé dans le ventre de sa maman biologique, il y a encore plus de dangers qu’il développe un problème de santé. 

 

Alors qu’environ 2 % ou 3 % des enfants des pays industrialisés accusent de la malnutrition à la naissance, entre 10 % et 40 % des enfants du monde en développement en souffrent.  Voilà de quoi expliquer bien des choses et aider à mieux peser la décision de certains parents.

 

On le dit trop peu :  choisir d’adopter, c’est en quelque sorte courir le risque de devenir délibérément parent d’un enfant prématuré ou de petit poids.

 


Articles

>>Adopter un enfant de petit poids
>>Le foetus pénalisé
 
 
© Copyright 2002-2003, Le monde est ailleurs inc., Tous droits réservés