Plusieurs des problèmes attribués à l’abandon et à la carence en soins et en affection sont en fait tributaires d’une seule et même réalité : le poids à la naissance. Si l’enfant est frêle, s’il présente un jour un déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, s’il souffre à l’école de dyslexie, ce sera avant tout à cause de son trop petit poids à la naissance. Cette réalité, pourtant incontournable, est insuffisamment connue des adoptants, voire même des soignants.
Quand vient le temps d’évaluer une proposition pré-adoption, il faut donc savoir que l’enfant prématuré né à moins de 2 500 g aura son petit lot de problèmes, que le danger qu’il présente un trouble d’apprentissage, par exemple, augmentera s’il est né à moins de 1 500 g et, qui plus est, à moins de 1 000 g. Et ce, quels que soient les bons soins de sa nourrice ! Il faut aussi se rendre compte que si le petit poids s’explique par un retard de croissance intra-utérin, en fait une malnutrition du bébé dans le ventre de sa maman biologique, il y a encore plus de dangers qu’il développe un problème de santé.
Alors qu’environ 2 % ou 3 % des enfants des pays industrialisés accusent de la malnutrition à la naissance, entre 10 % et 40 % des enfants du monde en développement en souffrent. Voilà de quoi expliquer bien des choses et aider à mieux peser la décision de certains parents.
On le dit trop peu : choisir d’adopter, c’est en quelque sorte courir le risque de devenir délibérément parent d’un enfant prématuré ou de petit poids. |
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