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ÉTAT DE SANTÉ ET DÉVELOPPEMENT D'ENFANTS D'ORIGINE ÉTRANGÈRE ADOPTÉS AU QUÉBEC: ÉVOLUTION SIX MOIS APRES L'ARRIVÉE  
Auteur: Pomerleau, A.,Malcuit, G, Belhumeur, C., Chicoine, J.F., Jéliu, G., Amyot, I.,Séguin, R. et Germain, P.
Date/pages : 2003

 

Children Adopted From China, East Asia, and Russia: Anthropometrical Status, Cognitive, and Motor Development  across the first 6 months after adoption

Andrée Pomerleau, Jean-François Chicoine, Gérard Malcuit, Renée Séguin, Céline Belhumeur, Patricia Germain, Isabelle Amyot, Gloria Jéliu

SRCD 2003 Biennial Meeting in Tampa, Florida, April 24-27

Mercredi, le 8 janvier 2003 ont été présentés, dans le cadre des réunion hebdomadaires du Département de pédiatrie de l'Université de Montréal, les résultats partiels, 6 mois après l'arrivée au Québec, de cette étude qui regroupe plus d'une centaine d'enfants nouvellement adoptés de Chine, d'Asie de l'est et de la Fédération de Russie.

Par le Laboratoire d'étude du nourrisson de l'UQAM (Andrée Pomerleau, Gérard Malcuit, Renée Séguin, et leurs étudiants Chantal Migneault et Mélanie Vialndré) et la Clinique de santé internationale du service des maladies infectieuses de l'Hôpital Ste-Justine (Céline Belhumeur, Jean-François Chicoine, Gloria Jeliu, Isabelle Amyot et Patricia Germain) à Montréal, Québec, Canada.L'étude a bénificié des fonds du CRM,d'une contribution de Nestlé Canada et de dons privés.

Au cours des dernières années, la recherche en adoption internationale s’est surtout concentré autour de certaines thématiques : identité, maladies infectieuses, psychologie⁄ psychiatrie, croissance, nutrition et développement. Malheureusement, très peu de recherches ont su mettre en relation ces différentes données. L’équipe de recherche constituée de la Clinique de santé internationale de l’hôpital Ste-Justine/université de Montréal et du Laboratoire d’étude du nourrisson de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) se sont donc intéressés à cette perspective unique.

 

Méthode

 

L’échantillon est constitué de 123 enfants répartis en trois groupes : Chine, Asie (Corée, Cambodge, Taiwan, Thaïlande, Vietnam) et Russie (Fédération de Russie, Ukraine, Biélorussie) . Quatre familles (3,2 % des familles) ayant chacune un enfant adopté ont cessé de participer à l’étude au cours des six premiers mois après l’adoption. Le recrutement s’est échelonné sur une période d’un an, soit de septembre 1998 à septembre 1999.

 

Participants et participantes

 

Les enfants venant de Chine composent près de la moitié de l'échantillon (n = 58, toutes des filles). Il y a 39 enfants venant d'Asie (15 filles) et 26 de Russie (14 filles). L'âge moyen des enfants à leur arrivée au Québec est de 11 mois, 26 jours pour le groupe de Chine, 8 mois, 23 jours pour celui d'Asie et 10 mois, 13 jours pour celui de Russie.

 

Déroulement

 

Les mesures recueillies portent sur les conditions pré-adoption, les données anthropométriques des enfants, leur état de santé, ainsi que sur leur développement cognitif et moteur.

 

Quand elles sont disponibles, les mesures pré-adoption sont recueillies auprès des parents adoptants et des propositions d’adoption. Un examen médical à l'arrivée fournit des données sur les paramètres de croissance et la condition médicale de l'enfant. L'évaluation du développement est menée au moyen des échelles de développement de Bayley (1993). Elle nous fournit des scores normalisés du niveau de développement cognitif et moteur de chaque enfant.

 

L'enfant et ses parents sont rencontrés à trois moments : dans les jours qui suivent l'arrivée de l'enfant au Québec, puis 3 mois et 6 mois après son arrivée. À chacun des moments, les visites ont lieu à la Clinique de santé internationale de l'Hôpital Ste-Justine et au Laboratoire d'étude du nourrisson de l'Université du Québec à Montréal pour recueillir des mesures anthropométriques, des données sur l’état de santé de l’enfant et sur son développement cognitif et moteur. Notons que l'étude comporte aussi des rencontres et des examens quand l'enfant atteint l'âge de 2 et 3 ans pour colliger ces mêmes mesures. Les analyses sur les mesures à 2 et 3 ans sont présentement en cours. Nous prévoyons les rapporter durant l'été 2003. 

 

Les conditions pré-adoption

 

La recherche des antécédents de l’enfant est la partie où il est le plus difficile d’obtenir une réponse plus précise. En effet, les données au sujet de la maman et de bébé sont souvent manquantes. Ainsi, difficile de savoir si la maman était toxicomane ou alcoolique ou si elle souffrait d’une maladie. Difficile de connaître des données pourtant d’une très grande importance telles que le poids de naissance de bébé ou la prématurité. Bien qu’il soit plutôt difficile d’obtenir de plus amples informations en Chine, il a néanmoins été possible dans le groupe de Russie et d’Asie d’obtenir plus d’informations. Les informations concernant le milieu de vie de l’enfant font aussi parti de la recherche d’antécédents. La plupart des enfants de l’étude ont vécu en orphelinat (83.9 %) ; certains, avec plus de chance, ont vécu en foyer d’accueil c’est-à-dire ont vécu avec leur nourrice, dans un milieu familial. La qualité des soins reçus est souvent tributaire du ratio soignant⁄ soigné. Cette qualité de soins est déterminante dans l’évolution de l’état de santé et du développement des enfants.

 

Données médicales

 

La majorité des enfants arrivent avec un poids et une taille sous le 5e percentile. Au cours des six premiers mois, la majorité des enfants vont récupérer. Le rapport poids ⁄ taille -qui indique une malnutrition aiguë - est noté chez presque le tiers des participants du groupe de Chine et près du quart des participants des groupes d’Asie et de Russie. Le rapport taille /âge, -qui indique une malnutrition chronique - était plus élevé chez les enfants du groupe de Russie (près de 50 % du groupe à l’arrivée).  Le périmètre crânien était sous le 5e percentile pour de nombreux enfants :près de 36 % du groupe de Chine, 20 % d’Asie et 23 % de Russie. L’évolution du périmètre crânien varie d’un groupe à l’autre. Ainsi, dans le groupe de Chine le pourcentage d’enfants ayant un périmètre crânien sous le 5e percentile passe de 36 % à la première visite à 14 % à la troisième visite. Le groupe d’Asie demeure stable ( 20 %, 19 % 20 %).

 

Les enfants souffraient à l’arrivée d’infections respiratoires (Chine 65.5 %, Asie 43.6 % et 57.7%) et entériques ( Chine 10%, Asie 18 %, Russie 31%). Plusieurs présentaient des problèmes de peau ; ainsi, près du tiers du groupe de Chine et d’Asie présentait de l’eczéma. 

 

Le développement cognitif et moteur des enfants

 

L’analyse des mesures de développement cognitif et moteur des enfants comporte trois parties. En premier, nous comparons les scores des enfants des trois groupes à l’arrivée et au cours des premiers mois après l’adoption. Ensuite, nous examinons les liens entre les mesures staturo-pondérales qui donnent des indices de l’état de nutrition des enfants à leur arrivée au Québec et les scores de développement. Finalement, nous analysons la relation entre l’âge des enfants à leur arrivée et l’évolution des scores de développement dans le temps.

 

Pour les personnes qui ne seraient pas familières avec les modalités d’évaluation du développement cognitif et moteur des tout jeunes enfants, nous expliquons brièvement comment nous procédons.

 

Chaque enfant est évalué avec les échelles de développement de Bayley (1993). Une personne entraînée présente à l’enfant des tâches (ou des jeux) de façon à susciter son attention, ses essais de manipulation d’objets et de résolution de problèmes. Elle observe et note les réussites de l’enfant (suit-il des yeux le hochet, place-t-il les pièces au bon endroit, cherche-t-il l’objet qu’elle a caché, regarde-t-il le livre ?). Elle note aussi ses réactions aux personnes et ses efforts de communication. Ce type de tâches permet de mesurer le développement cognitif de l’enfant. Sur le plan moteur, en motricité fine, elle observe, par exemple, la coordination visuo-motrice, la dextérité manuelle (tient-il bien le cube) et, en motricité globale, sa maîtrise de la position assise, de la marche, etc.

 

Les deux échelles, cognitive et motrice, donnent des scores normalisés de développement, avec une moyenne de 100 et un écart type de 15. Dans une population générale, on s’attend à ce que 68 % des enfants obtiennent des scores dans la moyenne (c.-à-d. entre 85 et 115), 16 % des scores au-dessus de la moyenne (plus de 115) et 16 % des scores inférieurs à la moyenne (moins de 85). Des scores entre 84 et 70 (à 1 écart type sous la moyenne) indiquent un retard léger et des scores de moins de 70 (2 écarts types sous la moyenne) un retard significatif.

 

Comparaison des groupes

 

L’analyse de la variance des scores de développement cognitif avec les facteurs groupe (3) et temps (3 moments de mesure) montre une différence significative entre les groupes, F (2, 111) = 3,12, p < 0,05, et entre les moments de mesure, F (2, 222) = 10,59, p < 0,001. Les enfants originaires de Russie ont les scores les plus bas. Globalement, les scores de développement cognitif des enfants augmentent avec le temps. Alors qu’ils sont à un écart type sous la moyenne à l’arrivée (81,5 pour le total des enfants), ils se retrouvent dans la moyenne à la mesure de 6 mois (86,7). Les scores moyens des enfants de Russie n’augmentent pas beaucoup avec le temps (ils demeurent sous la moyenne).

 

Nous avons examiné la distribution des scores de développement dans chaque groupe et calculé le pourcentage d’enfants avec des scores dans la moyenne (85-115), le pourcentage de ceux avec des scores à un écart type sous la moyenne (<84) et à 2 écarts types sous la moyenne (<70). Un plus grand nombre d’enfants d’Asie ont des scores de développement cognitif dans la moyenne. Les pourcentages de scores dans la moyenne augmentent avec le temps pour les groupes d’Asie et de Chine. L’évolution des pourcentages présente un patron différent chez les Russes. Après une augmentation des scores dans la moyenne à la mesure de 3 mois, ils diminuent à la mesure de 6 mois.

 

À la mesure de 6 mois, un large pourcentage d’enfants ont encore des scores de développement cognitif qui les situent dans la zone retard, léger ou significatif : 39,2 % des enfants provenant de Chine, 21,1 % d’Asie et 68,2 % de Russie. Si l’on compare ces chiffres à ceux attendus selon la distribution normale (16 %), ils paraissent encore excédentaires, en particulier chez les enfants venant de Russie.

 

L’analyse des scores de développement moteur montre aussi une différence entre les groupes, F (2, 110) = 6,14, p < 0,001, et une évolution avec le temps, F (2, 220) = 17,74, p < 0,001. Les enfants du groupe Asie ont les scores les plus élevés. La moyenne des scores de tous les enfants passe de 78,3, à l’arrivée, à 86,2, à la mesure de 6 mois.

 

La distribution des scores de développement moteur présente un patron similaire à celle des scores de développement cognitif: un plus grand pourcentage d’enfants venant d’Asie ont des scores dans le moyenne. Le pourcentage de scores moyens augmente avec le temps chez les Asiatiques et les Chinoises. Chez les Russes, après une augmentation à la mesure de 3 mois, il diminue à celle de 6 mois.

 

À la mesure de 6 mois, les pourcentages d’enfants qui ont des scores de développement moteur sous la moyenne sont encore plus élevés que ceux attendus (16%): Chine, 30,9%; Asie, 18,5% et Russie, 59,1%.

 

Ces données montrent que le pays d’origine de l’enfant (et les conditions de vie et de naissance qui y sont associées) serait relié à la qualité de son développement cognitif et moteur. Elles indiquent aussi que, en moyenne, les enfants évoluent de façon positive, dès les premiers mois après leur adoption. Le contexte de vie, les expériences de stimulation et d’apprentissage offerts par leur famille adoptive paraissent favoriser leur développement. On peut constater un effet de rattrapage peu de mois après leur arrivée au Québec. L’évolution positive des mesures de développement devrait encore s’accentuer avec le temps. Les analyses sur ces mesures lorsque les enfants atteignent l’âge de 2 et 3 ans permettront d’examiner cette hypothèse.

Les corrélations entre les scores aux deux échelles sont positives : plus un enfant à un score élevé à l’échelle motrice plus son score est élevé à l’échelle cognitive. Nous notons aussi des corrélations dans le temps : l’enfant qui obtient des scores élevés par rapport aux autres enfants à l’arrivée obtient encore des scores élevés par rapport aux autres aux mesures suivantes. On peut constater une relative stabilité statistique des scores de développement.

 

Relations entre les mesures anthropométriques et les mesures de développement

 

Des analyses portent sur les liens entre les mesures staturo-pondérales des enfants à leur arrivée et leurs scores de développement cognitif et moteur aux trois moments de mesure. Elles montrent des corrélations positives entre le poids et les scores de développement cognitif aux trois moments (marginales aux 2 premiers moments : 0,17 et 0,16 ; significative au troisième : 0,24). Il y a aussi des corrélations entre le poids et les scores de développement moteur aux deux premières mesures (0,36, 0,22), entre la taille et les scores de développement cognitif aux trois mesures (0,19, 0,21, 0,30), entre la taille et les scores de développement moteur à l’arrivée et à la mesure de 3 mois (0,36, 0,28), entre le périmètre crânien et les scores de développement cognitif aux trois mesures (0,20, 0,24, 0,29).

 

Nous ne trouvons pas de corrélations entre le rapport poids/taille (indice de malnutrition aiguë) et les scores de développement. Par ailleurs, les analyses montrent des corrélations entre le rapport taille/âge (indice de malnutrition chronique) et les scores de développement cognitif et moteur à tous les moments de mesure (cognitif : 0,30, 0,31, 0,30; moteur: 0,44, 0,25, 0,23).

 

L’état nutritionnel de l’enfant à l’arrivée, tel que les mesures staturo-pondérales nous le révèlent, expliquerait, en partie, les niveaux de développement cognitif et moteur qu’il atteint à son arrivée et au cours des premiers mois après l’adoption. D’un autre côté, nous pouvons penser que les conditions de vie pré-adoption auraient un impact à la fois sur le développement physique de l’enfant et sur son développement cognitif et moteur.

 

 Pour avoir une bonne performance cognitive et motrice aux échelles d’évaluation de Bayley, l’enfant doit manipuler des objets, interagir avec une personne, résoudre des tâches perceptivo-motrices, être attentif à ce qu’on lui présente, etc. Beaucoup d’enfants adoptés ont vécu en institution, dans un milieu où se trouvent d’autres enfants et où peu d’adultes ont le temps d’interagir, de jouer ou de parler avec eux. Dans ce contexte, les enfants n’ont pas les expériences ni les occasions d’acquérir les diverses habiletés que d’autres enfants connaissent dans leur milieu familial et dans notre culture. Ils accusent des retards qui pourront s’estomper avec le temps, grâce aux expériences et stimulations qu’ils trouvent dans leur nouveau milieu de vie. Mais, certains arrivent dans un état physique et psychologique plus problématique ; pour eux le rattrapage risque d’être plus difficile ou plus lent.

Relations entre l’âge à l’arrivée et les mesures de développement

 

Des analyses corrélationnelles dégagent les liens entre l’âge des enfants à leur arrivée et les mesures de développement cognitif et moteur aux trois moments. Nous obtenons des corrélations négatives entre l’âge à l’arrivée et les scores de développement cognitif à chaque moment (-0,15, -0,38, -0,36). Elles signalent que plus l’enfant arrive jeune, meilleur est et sera son développement cognitif. Les corrélations avec les scores de développement moteur sont également négatives, mais de niveau très modéré (de -0,11 à -0,16) sans atteindre le seuil usuel de signification statistique (0,05).

 

Pour illustrer les liens entre l’âge des enfants à l’arrivée et leurs scores de développement, contemporains et ultérieurs, nous subdivisons les groupes de façon à former deux sous-groupes selon l’âge de leur arrivée au Québec : ceux qui arrivent avant 12 mois (nC = 32, nA = 29, nR = 17) et ceux qui arrivent après (nC = 26, nA = 10, nR = 9).  Les enfants qui arrivent au Québec avant 12 mois ont globalement des scores de développement cognitif supérieurs (86,1) à ceux qui arrivent après 12 mois (79,2), F (1, 108) = 9,02, p < 0,01. Ceci est vrai pour les groupes d’Asie et de Russie, mais non pour le groupe de Chine, F (2,108) = 2,95, p = 0,056.

 

Pour analyser encore plus finement la relation entre jeune âge à l’arrivée et qualité du développement, nous re-divisons les groupes selon que les enfants arrivent avant ou après 8 mois. Nous ne pouvons faire cette analyse en incluant le groupe de Chine puisque seulement deux enfants de ce groupe arrivent avant 8 mois. Pour les enfants venant de Russie, l’arrivée avant l’âge de 8 mois (n = 8)  est associée à un score de développement encore plus élevé (M = 87,8 versus M = 82,5). Pour les enfants venant d’Asie, arriver avant 8 mois (n = 24) ou 12 mois ne semble pas faire de différence (M = 90,9 et 90,5, respectivement).

 

Ces résultats nous indiquent que plus l’enfant expérimente longtemps certaines conditions de vie dans son pays d’origine, plus ces conditions pourraient avoir un impact négatif sur la qualité de son développement cognitif. Pour les enfants venant de Russie, mais apparemment pas pour ceux d’Asie, une plus courte durée de vie (moins de 8 mois) dans les conditions particulières du pays est associée à une meilleure qualité de développement. Pour les enfants venant de Chine, l’âge à l’arrivée (ou la durée des conditions pré-adoption) ne ressort pas comme variable significative, probablement parce que ces enfants arrivent en moyenne plus âgés que les autres et aussi parce que la variabilité des âges d’arrivée est moindre dans ce groupe que dans les autres (écart type pour les enfants venant de Chine: 67,2 versus 127,5 pour ceux d’Asie et 105,3 pour ceux de Russie).

 

Les scores moyens des enfants qui arrivent avant 12 mois augmentent avec le temps, alors que ceux qui arrivent après 12 mois ne changent à peu près pas.

 

Les analyses ne montrent pas de différences entre ces sous-groupes d’enfants arrivés avant ou après 12 mois aux scores de développement moteur. Le facteur âge à l’arrivée serait surtout important pour expliquer les scores de développement cognitif des enfants.

 

En conclusion sur les mesures de développement

 

Des variables liées au pays d’origine des enfants, leur état nutritionnel et leur âge à l’arrivée pourraient expliquer leur niveau de développement cognitif et moteur à l’arrivée, et l’évolution de leurs scores avec le temps. Les mesures de ces enfants quand ils atteignent les âges de 2 et 3 ans, donc après une plus longue durée de vie dans leurs familles adoptives, nous indiqueront s’ils montrent, avec le temps et grâce à la qualité de leurs nouvelles conditions de vie, un rattrapage qui leur permet d’atteindre un bon niveau de développement.

 

 

 

 

 

 


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