APPROACH TO THE FEBRILE CHILD : A CHALLENGE BRIDGING THE GAP BETWEEN THE LITERATURE AND CLINICAL PRACTICE
Paediatr Child Health. Vol. 8 no 2, February 2003
Jean-Bernard Girodias, m.d., Benoit Bailey m.d., MSc, FRCPC
Cet article revoit l'éternel dilemme de la fièvre chez l'enfant. Heureusement, avec une bonne histoire et un examen complet, on peut poser un diagnostic rapide dans la majorité des cas. Le plus souvent, il s'agit d'une infection virale(rhinopharyngite, laryngite, bronchite, bronchiolite, maladie éruptive), moins fréquemment d'une infection bactérienne ( pneumonie, otite, infection urinaire).
Le problème est plus difficile lorsque la fièvre est isolée. On a toujours craint surtout les infections bactériennes à pneumocoque et à Haemophilus influenzae mais la vaccination précoce a presque fait disparaître les bactériémies à Haemophilus influenzae et elle a limité les infections à Pneumocoques (à + 4 %).
Pour en arriver à un diagnostic, il est nécessaire de bien résumer la température rectale dans de bonnes conditions; le risque est plus important si la fiévre dépasse les 39 degrés.L’état général de l’enfant sera à noter, car on s’inquiétera peu si l’enfant est actif, éveillé, rieur ou s’il pleure vigoureusement en réaction aux manipulations.
Dans certains cas, on jugera important de se faire aider par le laboratoire. L’analyse la plus simple et la plus fréquente sera une formule sanguine (FSC/NFS) qui peut montrer une leucocytose (hausse des globules blancs) avec polynucléose en présence d’infections bactériennes. On recherchera un microbe en faisant une culture de sang (hémoculture) et souvent, une culture d’urine. Une radiographie pulmonaire est aussi souvent très utile. Le résultat de la formule sanguine sera connu rapidement (1-2 h) et les cultures prendront de 24 à 48 heures avant d’être interprétées.
Selon l’état du malade et les conditions de pratique, on donne des antibiotiques immédiatement ou on attend les résultats des cultures pour en prescrire. On sera beaucoup plus prudent chez les bébés de < 3 mois et encore plus chez les nouveaux nés de < 1 mois.
Enfin ces deux réflexions nées d’un retraité expérimenté :
1. La prise de To est très importante. Rien n’est plus choquant pour un pédiatre qui demande au parent de l'informer la To de l’enfant et de se faire répondre : « Je ne l’ai pas prise ».
2. Il est très encourageant de constater la baisse marquée de l’incidence des bactériémies à à Haemophilus influenzae et à Pneumocoque grâce à la vaccination.
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