Peu de contaminants inquiètent autant que les radiations. Ainsi, les parents adoptants ont encore Tchernobyl sur le bout des lèvres. On sait que l’ampleur de la catastrophe s’est étendue bien au-delà de l’Ukraine, au Belarus et dans plusieurs secteurs de la Fédération de Russie, notamment Tomsk et Krasnoyark. Cependant, chez la plupart des enfants adoptés de ces régions à risque, on ne détecte aucun effet du passage en territoire contaminé. Dans les écrits environnementaux, on ne rapporte aucun effet génétique éventuellement transmis par les parents biologiques. Pour ce qui est des doses reçues par les enfants ayant grandi pendant quelques mois dans ce milieu irrémédiablement pourri, elles n’ont pas suffi en général pour provoquer le développement de cancers.
La seule exception qu’il nous faille souligner concerne les enfants adoptés lorsqu’ils avaient un peu moins de trois ans au jour de la catastrophe principale en 1986. Ces enfants sont des adolescents maintenant. La dose d’iode radioactif qu’ils auraient pu recevoir lors de l’explosion du réacteur dépasse largement celle des adultes exposés au même moment. Ils sont donc plus susceptibles de développer un cancer de la thyroïde. Ce carcinome thyroïdien se retrouve ainsi en Ukraine et au Bélarus dans une proportion de près de une personne par 100 000 de population, ce qui ne semble peut-être pas beaucoup, mais qui dépasse tout de même la moyenne attendue. Les adolescents adoptés à l’époque méritent un suivi sur la question et, en cas de problèmes, une consultation chez l’endocrinologue. |
 |