Un petit poids de naissance est défini par un poids de moins de 2500 g à la naissance. Ce petit poids s’explique soit par une naissance prématurée, soit par un retard de croissance intra-utérin, soit par les deux. On parle de prématurité lorsque la naissance survient avant la 37e semaine de grossesse. Dans les pays en développement, les infections, la malnutrition de la maman, ses difficiles conditions de vie dans la rizière en Asie ou à la recherche d’eau potable en Afrique expliquent la grande fréquence des naissances prématurées. Le stress de porter un enfant illégitime est également un facteur contributif à la grossesse avant terme en Corée, en Colombie, au Guatemala. L’alcool, la consommation de drogues ou de cigarettes par une mère biologique déjà fragilisée par l’anémie et la disette en général contribuent pour leur part à expliquer l’insuffisance de poids et de taille constatée chez de nombreux nouveau-nés dits « hypotrophiques », et ayant beaucoup souffert dans le ventre de leur maman biologique.
Le fait que le jeune adopté, dont on ne connaît pas toujours les antécédents, soit maigre et émacié s’explique souvent par son poids de naissance. La croissance d’un petit poids prend des mois, voire des années, à rejoindre un enfant né à plus de 2500 g. Règle générale, il faut se donner deux ans pour que l’enfant prématuré regagne sa courbe et parfois plus, des années encore, s’il y a malnutrition fœtale associée. Un certain nombre de ces enfants souffrent aussi de paralysie cérébrale, de retard intellectuel, d’épilepsie, de troubles d’apprentissage et de troubles de comportement.
Un enfant avec un très petit poids de naissance a besoin de soins, d’alimentation par intra-veineuse, d’oxygène, etc., pour avoir davantage de chance de survivre. Si l’enfant abandonné à 1 500 g a toutefois réussi à survivre sans autre intervention que la nature dans un caniveau, on peut supposer qu’il est déjà du nombre des survivants et transporte en lui l’augure d’un bon pronostic.
À l’opposé, d’autres enfants adoptés de petit poids ont parfois eu droit à des services de néonatalogie moderne et partagent ainsi les mêmes risques que les enfants de petit poids de naissance nés à Neuilly ou à Outremont. En Corée ou encore à Taiwan, on possède effectivement l’équipement et la technologie médicale nécessaire pour sauver les enfants avec la même détermination que dans les unités de néonatalogie d’Amérique du Nord ou de l’Europe de l’Ouest.
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