À sa naissance, il n'est déjà pas très gros. Sa tête est trop petite, on dit de lui qu'il est microcéphale. Ses yeux, sa bouche, ses oreilles sont plutôt caractéristiques et ne sont pas réglementaires, si on peut dire. Son menton est fuyant. Son sommeil est perturbé. Son comportement est déviant. C'est un enfant à la fois moins agréable, moins habile et surtout, souvent moins intelligent qu'un autre. Un enfant atteint du syndrome d’alcoolisation fœtale a aussi de la difficulté à coordonner ses mouvements. Il marche avec du retard. À l'école, il tremble en apprenant à écrire.
S'il n'a pas fait son deuil de l'alcool, il faut attendre son adolescence pour qu'il lui arrive enfin quelque chose de salutaire : quand on le regarde de près, on s'aperçoit qu'il a du mal à saisir son verre de fort.
Auteur : Johanne Lemieux, travailleuse socialeSource : Extrait de: "L’enfant adopté dans le monde en quinze chapitres et demi"Éditeur : Les Éditions de l’Hôpital Ste-Justine, Québec, CanadaDate/pages : 2003
Auteur : Jean-François Chicoine, pédiatre et Patricia Germain, infirmière Source : Extrait de "L’enfant adopté dans le monde en quinze chapitres et demi"Éditeur : Les Éditions de l’Hôpital Ste-Justine, Québec, CanadaDate/pages : 2003