En fait, parler de malnutrition protéino-énergique pour désigner l’insuffisance de poids ou le petit format du nouvel arrivant est un raccourci. Au manque de protéines et d’aliments riches en gras ou en sucres va s’associer un apport insuffisant en minéraux comme le fer, le zinc et l’iode ainsi qu’un manque de vitamines, surtout A ou D. La carence en fer, par exemple, entraîne de l’anémie, le déficit en vitamine D, du rachitisme, et ainsi de suite selon les caprices de la biologie humaine. Tout autant que les protéines et les calories, ces minéraux et ces vitamines essentiels au corps de l’enfant doivent être fournis soit par les aliments, soit par supplémentations. La nature le veut ainsi. Mais elle n’est pas généreuse de la même façon partout. Selon son pays d’origine, son âge à l’adoption et la qualité des soins et des aliments qu’il aura reçus, le petit orphelin n’aura manqué de rien ou, au contraire, aura été privé d’un ou de plusieurs de ces nutriments pourtant essentiels à sa santé.
Auteur : Jean-François Chicoine, pédiatreSource : Extrait de "L’enfant adopté dans le monde en quinze chapitres et demi"Éditeur : Les Éditions de l’Hôpital Ste-Justine, Québec, CanadaDate/pages : 2003
Auteur : Jean-François Chicoine, pédiatreSource : Extrait de :"L’enfant adopté en quinze chapitres et demi"Éditeur : Les Publications de l’Hôpital Ste-JustineDate/pages : 2003