J'ouvre un oeil incertain
Sur un tout petit matin
Et j’aperçois un jardin
Où poussent des tranches de pain ,
Des céréales de six grains ,
Des oranges et des raisins .
Ça tombe bien : j’ai une grosse faim.
Mais le sommeil me retient ;
Ah…..ce n’est pas encore demain .
Georgette Duchaine
Les parents adoptants, à l’instar de tous les bons parents, appréhendent souvent le moment du repas de bébé: pour des raisons pratiques, parce qu’ils hésitent sur le type d’aliments à offrir à l’enfant en fonction de son âge et pour des raisons techniques, parce qu’ils n’osent pas trop s’avouer incapables de bien préparer un biberon.
À ces contraintes relativement sympathiques, s’ajoutent chez les nouveaux parents d’un enfant adopté à l’étranger, des doutes, voire des inquiétudes manifestes qui en appellent à tout un bagage de connaissances non traditionnelles. Pour des raisons essentiellement théoriques, les appréhensions légitimes des adoptants prennent ici des dimensions qui dépassent largement la liste d’épicerie.
Comment contrer les effets de la malnutrition? Comment savoir si l’enfant a déjà mangé des œufs ou du poisson? Comment s’assurer qu’il reçoit les quantités nécessaires pour grossir? Autant de questions auxquelles on peut apporter quelques réponses qui devront être complétées par le pédiatre, le médecin, l’infirmière en adoption ou la diététicienne consultés.
Jean-François Chicoine, pédiatre
Québec, Canada, 2003
Auteur : Mai Luu, pédiatre, Qc, CanadaSource : Extrait de: "Projet malnutrition infantile en adoption", Clinique de santé internationale, CHU Sainte-Justine, 2006 Éditeur : CHU Sainte-Justine/LMEA, Qc, CanadaDate/pages : 2006